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Sport

  • Dans les airs comme dans un manège

    Un avion de chasse n'est pas un manège, comme j'ai récemment pu m'en apercevoir. Le week-end dernier, j'ai en effet réalisé un vol en avion de chasse. Un vol que je rêvais de faire depuis pas mal de temps, mais qui s'est avéré encore plus dément, plus extrême et plus prodigieux que tout ce que j'avais pensé ! J'avais beau avoir lu beaucoup de choses sur le sujet, je crois que rien n'aurait pu me préparer à ça. En fait, c'est peut-être même à force de consulter des articles sur les vols en avion de chasse que j'ai fini, inconsciemment, par banaliser la chose, à croire qu'il s'agissait en fait d'un simple tour de Space Mountain. Mais au final, je peux vous assurer ceci : autant comparer un mal de tête à une rupture d'anévrisme. Parce qu'à ma connaissance, aucun manège ne fait que le corps pèse 375 kg lors des changements de trajectoire, et aucun ne vous donne l'impression de flotter en apesanteur à certains moments ! Aucun grand huit au monde n'est assez violent pour provoquer le voile noir ! Alors que dans un avion de chasse, le risque est présent tout du long. C'est pourquoi on demande au participant de se raidir au maximum lors des figures : pour empêcher que son cerveau ne soit plus assez irrigué. Et vous savez quoi ? Si un tel manège existait, je ne suis pas convaincu qu'ils seraient nombreux à vouloir l'essayer. Je crois qu'il faut « ne pas avoir toutes ses frites dans le même paquet » (comme dirait un de mes collègues belges) pour aimer ça. Mais comme c'est justement mon cas, j'ai adoré. Pendant ce vol hors norme, j'ai découvert les sensations que procurent loopings, déclenchés, huit cubains... A certains moments, j'avais un peu la sensation d'être la poire de Mike Tyson tellement c'était violent. Et pourtant, je n'aurais échangé ma place pour rien au monde. Quand je vous disais que mes frites étaient dispersées ! Vers la fin pourtant, mon déjeuner a décidé de ressortir par où il était entré. J'ai conscience que ce n'est pas très glamour d'aborder ce genre de désagréments, mais je préfère le dire pour ceux qui seraient séduits par un tel vol : quand j'ai retrouvé la terre ferme, je me sentais clairement patraque. C'est vraiment une aventure qui ne conviendra pas à tout le monde. Et on comprend vite une fois là-haut pourquoi il faut un certificat médical pour réaliser ce vol ! Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de cette activité de baptême de l'air en avion de chasse à Reims.

  • Mon baptême de voltige

    Mardi dernier, j'ai pratiqué pour la première fois la voltige aérienne. Une expérience que je rêvais de faire depuis une paire d'années, mais que je différais chaque fois à plus tard. Tout a commencé à l'aéro-club, avec un pilote spécialiste de voltige : Florian. Il a commencé par me montrer l'appareil (un un Cap 10 B, pour les connaisseurs), puis m'a fait passer le parachute, tel. Puis on est partis pour quinze minutes de pures sensations en altitude. J'ai vu ma vie défiler devant mes yeux entre loopings, chandelles et autres plongeonsJe crois bien avoir prononcé quelques grossièretés à certains moments. Pas grave, le pilote y était visiblement habitué. Au bout d'un certain temps, j'ai commencé à me sentir patraque, et Florian a décidé de calmer le jeu. Mais il était déjà trop tard et j'ai dû faire usage du petit sac à vomi qu'on m'avait charitablement proposé en début de vol. Je retiendrai la leçon, si je dois recommencer : je n'aurais pas dû prétendre que j'allais bien alors que j'avais des hauts-le-coeur. L'usage du sac est loin d'être indissociable de l'expérience, comme on pourrait l'imaginer. Julien adapte son vol en fonction de son passager pour que ce dernier ressorte en forme. Comme il me l'a dit lui-même un peu après: le but n'est pas tant de sidérer les gens lors de l'expérience, mais plutôt de leur faire ressentir le plaisir de la voltige aérienne. Le but n'est en aucun cas de retourner la tête. Cela dit, cet aléa reste accessoire et ne m'a pas gâché le vol. Lors des figures, nous sommes passés de -3,5G à 5,3G. Concrètement, cela veut dire que dans certaines figures, nous pesions 5,3 fois notre poids normal ! Je vous laisse deviner les impressions que cela offre. Le plus dur, c'est finalement quand on est en G négatifs : c'est là qu'on devient clairement patraque. A pleine vitesse, ce que vous avez mangé avant le décollage reste à sa place. Alors qu'en micro-gravité, il a curieusement tendance à vouloir découvrir le monde. Vers la fin, Julien est allé jusqu'à me donner rênes de l'appareil pour un court instant. J'ai même pu exécuter un virage serré avant qu'on ne doive finalement rejoindre l'aéroclub ! Je peux vous assurer que ce trop plein de sensations fortes n'a commencé à s'émousser que quelques heures après avoir regagné la terre ferme. Si vous n'avez jamais tenté, je vous invite vivement à vous lancer. Ca vaut vraiment le coup de tenter ces choses-là que l’on n’a pas goûter. Une chose est sûre, si on m'en offrait un autre, je ne dirais pas non (vous avez noté le message discrètement glissé ?) ! Mais à jeûn, cette fois. Je vous mets le lien vers le site de mon vol de voltige aérienne. Ames sensibles s'abstenir !.Davantage d'information sur cette expérience de voltige aérienne en surfant sur le site internet de l'organisateur.