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Mes plans sur la comète - Page 5

  • Ces soldats abandonnés en Irak

    «On n'abandonne jamais un gars sur le terrain.» Cette phrase Fernando Torres et Stuart Redus l'ont entendue comme un mantra tout au long de leur carrière de soldats de l'armée américaine. Laisser quelqu'un derrière soi lors d'une attaque est une atteinte à l'honneur de militaire. «Ils te disent de ne jamais laisser un homme en arrière, vivant ou mort, explique Torres. Tu le vois dans les films et tu commences à y croire. Mais comment ces hommes ont pu nous faire une chose pareille?» C'est pourtant bien ce qui est arrivé en avril 2004 en Irak à Torres et Redus. À la suite d'une tragique embuscade, ils ont purement et simplement été abandonnés. La magazine Rolling Stone raconte leur folle épopée pour survivre. C'est lorsqu'ils ont entendu comme un bruit de goutte sur la toiture de leur vieux camion que Torres et Redus ont compris que quelque chose n'allait pas. Les détonations et les explosions s'intensifiant, les deux équipiers ont découvert que leur convoi de trente-trois véhicules était victime d'une embuscade dans le centre-ville d'Al Amara. Les deux soldats inexpérimentés vivent alors leur baptême du feu et ripostent du mieux qu'ils le peuvent contre leurs agresseurs. Ils finissent par s'extraire de leur véhicule et se réfugient dans une prison attenante où commence un siège interminable contre les auteurs de l'embuscade. Ils réalisent qu'ils sont munis uniquement de leurs armes, sans radio, GPS ou grenades. De plus, aucun d'entre eux n'a d'eau et la chaleur est physiquement insupportable. «En y réfléchissant, c'était une des pires choses qui nous soit arrivée, explique Redus à Rolling Stones. Il est facile d'oublier de prendre de l'eau et atroce de ne pas en avoir.» Tandis que les deux équipiers tentent de se défendre contre leurs redoutables assaillants, les rescapés du convoi prennent la poudre d'escampette et font le bilan de l'attaque. Lorsqu'ils se rendent compte que Redus et Torres manquent à l'appel, les commandants considèrent que la situation sur le terrain est trop périlleuse et, après quelques tergiversations, ils prennent la décision de ne pas retourner les chercher. Livrés à eux même et progressivement à court de munitions, Redus et Torres réalisent que personne ne viendra à leur secours. Ils attendent la tombée de la nuit pour s'enfuir du guet-apens. La suite est tout aussi épique que terrifiante: en sautant de plusieurs mètres pour s'enfuir des hauteurs de la prison où ils se tenaient cachés, Torres est blessé et demande à Redus de l'abandonner. «Je lui disais: “mec, ne te fous pas de moi”, explique Redus. Je ne vais pas laisser ton cul posé ici –tu vas venir avec moi. Après toute la merde qu'on vient de traverser.» Redus prend Torres par les épaules et le soutient tant bien que mal. Les deux hommes parviennent à atteindre une route où ils prennent en otage des civils en voiture. Arrêtés à un barrage de la police irakienne, les deux hommes sont finalement sauvés par les troupes britanniques. De retour aux États-Unis, ils doivent faire face à la loi du silence de leur hiérarchie et, bien que promus à de nouveaux grades militaires, nul n'évoquera leur abandon. Redus, qui a souffert de symptômes post-traumatiques à son retour d'Irak et qui rêvait autrefois d'intégrer les forces spéciales témoigne: «Faites attention à ce que vous souhaitez, il n'y a rien de bon à la guerre.»

  • Test de Porsche

    Il y a conduire et conduire. Et l'une et l'autre n'ont strictement rien à voir. La conduite sur route est essentiellement faite de frustrations et de colères. Parce que tous les cent mètres, on se retrouve stoppé dans son élan par une voiture électrique ou par un passant, ce qui fait qu'on ne peut jamais vraiment profiter de la route. Et puis il y a l'autre conduite : la conduite sur circuit automobile, où l'on est enfin libre de faire ce que l'on veut. J'envisageais depuis des lustres de conduire sur circuit fermé, pour pouvoir foncer sans me soucier du trafic. Et j'ai finalement cédé à la curiosité le week-end dernier, en conduisant sur circuit au volant d'une Porsche 997 GT3. Ce stage de pilotage s'est déroulé à Lille, et je dois dire que ça a été un véritable choc. Je l'imaginais depuis un moment, mais je ne pensais pas y trouver autant de sensations. Un pur régal du début à la fn. J'ai surtout été frappé en découvrant les prises de vitesse qu'offre la GT3. C'est tellement brutal qu'on se retrouve littéralement scotché au siège. C'en est presque effrayant, par moments, et je suis pourtant loin d'être facile à impressionner. Autant vous dire que les accélérations qu'offre ma Golf semblaient vraiment risibles, à côté ! Cela dit, même sur circuit, on ne peut pas faire de la pleine vitesse. Vu la pelletée de virages que compte un circuit, on ne roule presque jamais à pleine vitesse. En fait, on est toujours occupé : on passe sans cesse de l'accélération au freinage, et vice et versa. Le nirvana pour un fondu d'adrénaline tel que moi, même si ça réclame pas mal de concentration: je peux vous garantir que sur les derniers tours, j'étais claqué. En tout cas, si vous aimez les activités chargées à l'adrénaline, je vous invite vraiment à essayer. Si vous voulez en savoir plus, je vous mets en lien le site où j'ai trouvé mon stage de pilotage Porsche. Vous pouvez opter pour différents modèles, mais je vous recommande vivement la Porsche 997 GT3 !

  • La publicité contre l'Etat

    La mairie LR de Colombes (Hauts-de-Seine) a lancé une campagne pour dénoncer la baisse des dotations de l'État aux communes. Également visé, Alexis Bachelay, député PS, compte porter plainte. Elles sont une quinzaine à être placardées sur les panneaux publicitaires à Colombes. Des affiches, au design assez primaire, mais comportant un message clair: «Le plan Valls 2014/2017, voté par A. Bachelay, député PS de Colombes, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne, c'est 20 millions d'euros de moins pour les Colombiens». Voilà la nouvelle campagne de pub, lancée par Nicole Goueta, la maire Les Républicains (LR), de la ville de Colombes, pour protester contre la baisse des dotations de l'État aux communes. Alexis Bachelay, député de la première circonscription des Hauts-de-Seine et principal opposant à Colombes, s'est indigné d'une telle campagne sur son compte Twitter, déclarant que la mairie «dilapidait l'argent public». Pour Alexis Bachelay, il y a un dévoiement de la part de la mairie qui s'est lancée dans «une campagne agressive, s'en prenant nominalement au premier ministre et à un député». Cette attaque, qu'il qualifie de «politicienne», utiliserait de surcroît des données erronées. «Les 20 millions d'euros sont sortis de leur contexte, ils ne veulent rien dire, et ne correspondent pas à la période 2014-2017, c'est du bidonnage», insiste le député PS. Ce dernier compte d'ailleurs aller jusqu'au tribunal. «Ce n'est pas le rôle d'une collectivité que de faire de la communication sur des espaces destinés à de l'information», ajoute-t-il. Alexis Bachelay va d'ailleurs écrire à Nicolas Sarkozy, le chef de rang du parti Les Républicains, pour qu'il rembourse les frais engagés. La mairie, elle, assure que la campagne n'a rien coûté aux contribuables. Affichées sur des panneaux JC Decaux, les publicités ont été exclusivement réalisées par et pour le publicitaire JC Decaux. «JC Decaux paye une redevance à la ville pour installer ces panneaux, et nous offre cinq campagnes publicitaires par an», explique Jérôme Besnard, le chef de cabinet de Nicole Goueta. Ainsi, le partenariat avec le groupe spécialiste de la publicité urbaine permet à la municipalité d'afficher gratuitement des publicités institutionnelles, qui auraient tout aussi bien pu porter sur des annonces locales. «Les affiches sont siglées ‘Colombes' et non pas ‘Les Républicains'», note encore Jérôme Besnard. Pour ce qui est du commentaire sur Manuel Valls, la mairie répond simplement «que c'est de bonne guerre». Une deuxième affiche a d'ailleurs été éditée et placardée dans la ville, sur laquelle il est écrit: «Avec Goueta, promesse tenue , 0% de hausse d'impôt». Un moyen pour l'élue de faire savoir que malgré la baisse des subventions aux communes du gouvernement, la ville de Colombes a réussi à ne pas augmenter les impôts locaux. À Argenteuil (Val-d'Oise), une campagne similaire avait été lancée en novembre dernier. C'est Claude Bartolone, alors en campagne pour les élections régionales, qui avait saisi la justice au sujet d'une campagne d'affichage financée par le maire Les Républicains, Georges Mothron. Sur une vingtaine d'affiches payées par la mairie d'Argenteuil, il était écrit: «Le plan Valls 2014-2017, voté par Philippe Doucet, c'est 45 millions de dotation en moins pour les Argenteuillais». Claude Bartolone avait déclaré que ces affiches utilisaient les moyens d'une collectivité locale pour servir la campagne de son opposante, Valérie Pécresse. À Argenteuil, même argument qu'à Colombes, «la campagne n'a pas coûté un centime à la ville», avait déclaré le directeur de cabinet du maire. Une campagne également prise en charge par JC Decaux, dans le cadre d'un contrat équivalent passé avec la municipalité. À Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), c'est par tract que la municipalité a choisi de dénoncer les actions du gouvernement. Un document reçu il y a quelques jours par tous les Asnièrois, sur lequel il est inscrit «Le gouvernement asphyxie les communes», et envoyé par la municipalité (LR). Le document, tiré à 55.000 exemplaires a été réalisé par le service communication de la ville et aurait coûté 2100 euros à l'impression, selon Le Parisien. Le maire, Manuel Aeschlimann, assume totalement cette dépense.