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Mes plans sur la comète - Page 4

  • Mon baptême de voltige

    Mardi dernier, j'ai pratiqué pour la première fois la voltige aérienne. Une expérience que je rêvais de faire depuis une paire d'années, mais que je différais chaque fois à plus tard. Tout a commencé à l'aéro-club, avec un pilote spécialiste de voltige : Florian. Il a commencé par me montrer l'appareil (un un Cap 10 B, pour les connaisseurs), puis m'a fait passer le parachute, tel. Puis on est partis pour quinze minutes de pures sensations en altitude. J'ai vu ma vie défiler devant mes yeux entre loopings, chandelles et autres plongeonsJe crois bien avoir prononcé quelques grossièretés à certains moments. Pas grave, le pilote y était visiblement habitué. Au bout d'un certain temps, j'ai commencé à me sentir patraque, et Florian a décidé de calmer le jeu. Mais il était déjà trop tard et j'ai dû faire usage du petit sac à vomi qu'on m'avait charitablement proposé en début de vol. Je retiendrai la leçon, si je dois recommencer : je n'aurais pas dû prétendre que j'allais bien alors que j'avais des hauts-le-coeur. L'usage du sac est loin d'être indissociable de l'expérience, comme on pourrait l'imaginer. Julien adapte son vol en fonction de son passager pour que ce dernier ressorte en forme. Comme il me l'a dit lui-même un peu après: le but n'est pas tant de sidérer les gens lors de l'expérience, mais plutôt de leur faire ressentir le plaisir de la voltige aérienne. Le but n'est en aucun cas de retourner la tête. Cela dit, cet aléa reste accessoire et ne m'a pas gâché le vol. Lors des figures, nous sommes passés de -3,5G à 5,3G. Concrètement, cela veut dire que dans certaines figures, nous pesions 5,3 fois notre poids normal ! Je vous laisse deviner les impressions que cela offre. Le plus dur, c'est finalement quand on est en G négatifs : c'est là qu'on devient clairement patraque. A pleine vitesse, ce que vous avez mangé avant le décollage reste à sa place. Alors qu'en micro-gravité, il a curieusement tendance à vouloir découvrir le monde. Vers la fin, Julien est allé jusqu'à me donner rênes de l'appareil pour un court instant. J'ai même pu exécuter un virage serré avant qu'on ne doive finalement rejoindre l'aéroclub ! Je peux vous assurer que ce trop plein de sensations fortes n'a commencé à s'émousser que quelques heures après avoir regagné la terre ferme. Si vous n'avez jamais tenté, je vous invite vivement à vous lancer. Ca vaut vraiment le coup de tenter ces choses-là que l’on n’a pas goûter. Une chose est sûre, si on m'en offrait un autre, je ne dirais pas non (vous avez noté le message discrètement glissé ?) ! Mais à jeûn, cette fois. Je vous mets le lien vers le site de mon vol de voltige aérienne. Ames sensibles s'abstenir !.Davantage d'information sur cette expérience de voltige aérienne en surfant sur le site internet de l'organisateur.

  • Pas de négociation avec les USA

    Le nouveau président français a réagi jeudi soir à l'annonce du retrait américain de l'Accord de Paris sur le climat. Pour Emmanuel Macron, aucune renégociation n'est possible. Emmanuel Macron a refusé toute renégociation de l'Accord de Paris sur le climat lors d'une allocution télévisée jeudi 1er juin dans la soirée, après l'avoir signifié à Donald Trump, lançant à l'adresse des Américains : "Make our planet great again !" ("Rendons/Rendez notre planète de nouveau formidable !"). Lors d'un échange "direct" de cinq minutes au téléphone, le président français a prévenu son homologue américain, selon l'Élysée, que si l'on "pouvait discuter", "rien n'était négociable dans les Accords de Paris [sur le climat]. "Les États-Unis et la France continueront à travailler ensemble, mais pas sur le sujet du climat", a martelé le chef de l'État français lors de cet échange téléphonique, a-t-on précisé de même source. Quelques minutes plus tard, Emmanuel Macron a affirmé lors d'une allocution télévisée solennelle depuis l'Élysée que Donald Trump avait commis une "erreur pour l'avenir de son pays" et "une faute pour l'avenir de la planète". "Nous ne renégocierons pas un accord moins ambitieux, en aucun cas", a-t-il encore prévenu, appelant "l'ensemble des pays signataires" de l'Accord de Paris "à demeurer dans le cadre" de cet accord, "à rester à la hauteur des responsabilités qui sont les nôtres et à ne rien céder". À l'adresse des États-Unis, le président français a lancé : "Ne vous trompez pas, sur le climat, il n'y a pas de plan B, parce qu'il n'y a pas de planète B." Emmanuel Macron a également invité les scientifiques et entrepreneurs américains à venir travailler en France. "À tous les scientifiques, ingénieurs, entrepreneurs, citoyens engagés que la décision du président des États-Unis a déçu", il a assuré qu'ils trouveraient "dans la France, une seconde patrie". "Je vous lance un appel : venez travailler ici, avec nous, sur des solutions concrètes pour le climat", a-t-il enchaîné. "Ce soir, les États-Unis ont tourné le dos au monde, mais la France ne tournera pas le dos aux Américains", a ajouté Emmanuel Macron. Le président français a également annoncé que lors d'une autre conversation jeudi soir avec la chancelière allemande Angela Merkel, ils étaient convenus de prendre "ensemble, dans les prochains jours, des initiatives fortes". Les dirigeants français et allemands ont manifesté leur volonté de "défendre" l'Accord de Paris "sur la scène internationale" au cours de cette conversation de cinq minutes, selon l'Élysée. Selon une source diplomatique, Paris et Berlin "vont donner instructions à leurs ambassadeurs dans un certain nombre de pays clés pour la mise en œuvre de l'Accord de Paris d'effectuer des démarches pour s'assurer de la nécessaire préservation de cet accord historique". Emmanuel Macron a annoncé aussi, lors de son allocution, que "la France proposera[it] un plan d'action concret afin d'accroître son attractivité pour les chercheurs et les entreprises de la transition écologique et prendra[it] des initiatives concrètes, notamment en Europe et en Afrique", précisant qu'il réunirait son gouvernement la semaine prochaine à cette fin. Il a prononcé une seconde allocution en anglais à l'adresse des Américains, lançant dans une paraphrase du slogan de campagne de Donald Trump, "Make America great again" : "Make our planet great again".

  • Attaques contre la presse

    Attaques anti-médias, fausses informations, répression et triomphe d'"hommes forts" comme Trump ou Erdogan : "Jamais la liberté de la presse n'a été aussi menacée", s'alarme Reporters sans frontières (RSF) dans son rapport 2017 publié mercredi 26 avril. RSF s'inquiète notamment d'un "risque de grand basculement" de la situation de la liberté de la presse "dans les pays démocratiques importants". "L'obsession de la surveillance et le non-respect du secret des sources contribuent à faire glisser vers le bas de nombreux pays considérés hier comme vertueux : les États-Unis (43e, -2 places), le Royaume-Uni (40e, -2), le Chili (33e, -2) ou encore la Nouvelle-Zélande (13e, -8)", selon l'ONG. "L'arrivée au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis et la campagne du Brexit au Royaume-Uni ont offert une caisse de résonance au 'médias bashing' et aux fausses nouvelles", déplore RSF. Et "partout où le modèle de l'homme fort et autoritaire triomphe, la liberté de la presse recule". Rétrogradent aussi la Pologne (54e), qui "étrangle financièrement" la presse indépendante d'opposition, la Hongrie (71e) de Viktor Orban et la Tanzanie (83e) de John Magufuli. En Turquie (155e, -4 places), le président Recep Tayyip Erdogan a "résolument basculé du côté des régimes autoritaires" pour devenir "la plus grande prison au monde pour les professionnels des médias", accuse RSF. La Russie de Vladimir Poutine (148e) reste elle aussi ancrée dans le bas du classement. "Le basculement des démocraties donne le vertige", a commenté Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. La liberté de la presse connaît une situation "difficile" ou "très grave" dans 72 pays (sur 180 recensés), dont la Chine, la Russie, l'Inde, presque tous les pays du Moyen-Orient, d'Asie centrale et d'Amérique centrale, ainsi que les deux tiers des pays d'Afrique. La carte du monde dressée par RSF est envahie de rouge ("difficile") et de noir ("très grave"). Comme l'an dernier, aux dernières places figurent l'Érythrée et la Corée du Nord, où "écouter une radio basée à l'étranger peut conduire directement en camp de concentration". Parmi les 25 pays où la presse est la plus attaquée, selon RSF, figurent l'Égypte et Bahreïn, des "prisons à journalistes", le Turkménistan (178e), "l'une des dictatures les plus fermées au monde" et la Syrie (177e), pays le plus meurtrier pour les journalistes. Ils sont aussi menacés en Ouzbékistan, en Azerbaïdjan, au Vietnam, au Laos, à Cuba, au Soudan et en Guinée équatoriale. RSF dénonce aussi le cas de plusieurs pays du Moyen-Orient, comme l'Iran (165e) qui emprisonne ses journalistes "par dizaines" ou les condamne au fouet, peine pratiquée aussi en Arabie saoudite (168e), notamment envers le blogueur Raïf Badawi, aussi condamné à 10 ans de prison. Quid de la France ? Elle remonte de la 45e place (en 2016) à la 39e place, un effet mécanique après une année 2015 marquée par la tuerie de Charlie Hebdo. RSF y relève néanmoins un "climat violent et délétère", avec des attaques verbales contre "les médias menteurs" pendant la campagne présidentielle "où il devient normal d'insulter les journalistes, de les faire siffler et huer lors de meetings". L'ONG dénonce aussi les pressions du groupe Vivendi de Vincent Bolloré sur ses médias, comme la "déprogrammation d'une enquête sur le Crédit Mutuel dirigé par l'un de ses amis", la suppression d'émissions ("Zapping" et "Spécial Investigation") sur Canal+ ainsi que le long conflit social à iTELE l'an dernier, à l'issue duquel une centaine de journalistes sont partis.