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  • Un vol à réaction

    Le mois dernier, j'ai effectué mon second vol en avion de chasse. Et comme je n'avais pas rédigé d'article sur le sujet la première fois, je me rattrape aujourd'hui avec une petite présentation. La journée a été parfaite. Je me suis présenté aux environs de 12h sur le tarmac où j'ai été réceptionné par mon pilote, qui comptait 4500 heures de vol. Les autres participants sont arrivés presque en même temps : nous étions quatre à passer ce jour-là. Nous avons assisté au briefing (plan de vol, caractéristiques du Fouga Magister, sécurité et autres joyeusetés). Enfin, notre instructeur a décidé de l'ordre dans lequel nous allions passer : damned, j'allais venir en dernier ! J'ai donc pris mon mal en patience et me suis installé derrière les barrières de sécurité. Cela avait un avantage, toutefois : pouvoir observer la réaction des participants à la descente de l'appareil. Deux longues heures d'attente plus tard (l'un des participants avait pris un vol d'une heure), je suis enfin passé aux vestiaires pour endosser mon uniforme, après quoi j'ai rejoint l'avion. Si vous ne connaissez pas le Fouga Magister, vous imaginez certainement un avion de combat aux lignes agressives. Et vous avez tout faux. C'est un avion d'entraînement aux allures pacifiques, mais cependant très maniable et qui permet d'avoir de belles sensations une fois à bord. Je me suis hissé dans le cockpit et l'équipe technique m'a harnaché à mon siège. Enfin la verrière coulissante s'est fermée et le pilote a demandé l'autorisation de décoller à la tour. J'ai respiré un grand coup : ce n'était pas parce que je l'avais déjà fait que je m'étais habitué aux sensations à venir. Rien à dire sur le départ. Le décollage est un peu plus fougueux que celui d'un avion classique, mais pas autant que ce qu'on pourrait croire. Nous avons attaqué par une étape d'observation en altitude. La verrière fournissait une vue panoramique magistrale sur le décor qui défilait. Puis le pilote a enchaîné avec un vol à basse altitude. Le paysage défilait à toute vitesse autour de nous. Et pour finir, évidemment, l'étape la plus attendue : les acrobaties aériennes. Le pilote, sachant que ce n'était pas ma première fois, n'y est pas allé de main morte. La première figure m'a soufflé ! J'ai senti les G m'écraser contre le siège. Puis le pilote a directement enchaîné avec une série de vrilles. Je n'avais pas un instant pour recouvrer mon souffle ! Après plusieurs virages accompagnés de loopings, j'ai commencé à me sentir bizarre et je me suis immédiatement contracté autant que possible. En effet, le cerveau n'étant plus assez irrigué, le risque est de perdre conscience : il faut donc se contracter en permanence pour éviter l'évanouissement. Une expérience ahurissante, je vous le garantis ! Davantage d'information est disponible sur le site de l'organisateur de ce vol en avion de chasse.

  • La réduction des nuisances grâce aux milieux humides

    Comme la plupart des écosystèmes, les milieux humides participent à l’atténuation du bruit par les obstacles physiques qu’ils offrent, la nature des sols et les conditions atmosphériques ou les sons qu’ils produisent eux-mêmes. Ce service de régulation a ainsi une influence sur le bien-être ressenti par les êtres humains. Toutefois, ce service apparait comme moins prépondérant pour les milieux humides que pour d’autres grands types d’écosystèmes, recherchés pour leur calme (zones de haute montagne) ou pour leurs sonorités caractéristiques (milieux côtiers, écosystèmes forestiers). Il convient de noter que, de par l’importance et la spécificité de leurs nombreuses communautés animales (crapauds, grenouilles, oiseaux, etc.), certains milieux humides peuvent également être sources de bruit et s’apparenter alors à une forme de contrainte pour les populations humaines avoisinantes. Que l’on s’intéresse à la filtration naturelle des niveaux de bruit ou à la production de nuisances sonores par les communautés animales, la quantification de l’ampleur et des impacts réels de ce service et de sa contrainte demeure toutefois particulièrement difficile. De la même manière qu’ils jouent un rôle de régulateur du bruit, les différents écosystèmes ont une action sur les nuisances olfactives. La végétation ou le relief notamment peuvent ainsi offrir des obstacles naturels contre les mauvaises odeurs, souvent issues d’activités humaines, ou diffuser de bonnes odeurs pour les êtres humains. Sur ces aspects, ce service de régulation entre en synergie avec d’autres services écosystémiques culturels tels que la randonnée, la baignade ou la pêche. L’évaluation de ce service est complexe à mener en l’état actuel des connaissances, bien que des travaux de recherche s’intéressent de plus en plus aux impacts sur la santé humaine d’une exposition prolongée à des odeurs nuisibles ou à des odeurs perçues comme agréables. Moins développé dans les milieux humides que dans d’autres types d’écosystèmes, ce service peut se révéler négatif dans le cas de zones humides productrices elles-mêmes de nuisances olfactives caractéristiques bien connues (marais, tourbières). Enfin, les milieux humides peuvent, selon leur topographie ou leur végétation, offrir des obstacles naturels contre diverses nuisances visuelles, notamment d’origines anthropiques. Pour ce service aussi, l’évaluation est difficilement réalisable compte-tenu des données et des méthodologies disponibles.