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La réduction des nuisances grâce aux milieux humides

Comme la plupart des écosystèmes, les milieux humides participent à l’atténuation du bruit par les obstacles physiques qu’ils offrent, la nature des sols et les conditions atmosphériques ou les sons qu’ils produisent eux-mêmes. Ce service de régulation a ainsi une influence sur le bien-être ressenti par les êtres humains. Toutefois, ce service apparait comme moins prépondérant pour les milieux humides que pour d’autres grands types d’écosystèmes, recherchés pour leur calme (zones de haute montagne) ou pour leurs sonorités caractéristiques (milieux côtiers, écosystèmes forestiers). Il convient de noter que, de par l’importance et la spécificité de leurs nombreuses communautés animales (crapauds, grenouilles, oiseaux, etc.), certains milieux humides peuvent également être sources de bruit et s’apparenter alors à une forme de contrainte pour les populations humaines avoisinantes. Que l’on s’intéresse à la filtration naturelle des niveaux de bruit ou à la production de nuisances sonores par les communautés animales, la quantification de l’ampleur et des impacts réels de ce service et de sa contrainte demeure toutefois particulièrement difficile. De la même manière qu’ils jouent un rôle de régulateur du bruit, les différents écosystèmes ont une action sur les nuisances olfactives. La végétation ou le relief notamment peuvent ainsi offrir des obstacles naturels contre les mauvaises odeurs, souvent issues d’activités humaines, ou diffuser de bonnes odeurs pour les êtres humains. Sur ces aspects, ce service de régulation entre en synergie avec d’autres services écosystémiques culturels tels que la randonnée, la baignade ou la pêche. L’évaluation de ce service est complexe à mener en l’état actuel des connaissances, bien que des travaux de recherche s’intéressent de plus en plus aux impacts sur la santé humaine d’une exposition prolongée à des odeurs nuisibles ou à des odeurs perçues comme agréables. Moins développé dans les milieux humides que dans d’autres types d’écosystèmes, ce service peut se révéler négatif dans le cas de zones humides productrices elles-mêmes de nuisances olfactives caractéristiques bien connues (marais, tourbières). Enfin, les milieux humides peuvent, selon leur topographie ou leur végétation, offrir des obstacles naturels contre diverses nuisances visuelles, notamment d’origines anthropiques. Pour ce service aussi, l’évaluation est difficilement réalisable compte-tenu des données et des méthodologies disponibles.

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