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  • Tous se faire vacciner

    Le texte de loi qui rendra obligatoires onze vaccins pour les enfants contre trois actuellement sera présenté devant le Parlement à la "fin de l'année" 2017, pour une entrée en vigueur début 2018, a annoncé ce mercredi 5 juillet la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Les travaux de préparation du texte ont débuté, "de façon à pouvoir présenter une mesure législative dans le courant de l'année, probablement à la fin de l'année", a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse au ministère. Ce texte devrait être intégré dans le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), qui sera discuté par le Parlement cet automne, a-t-on précisé au ministère. L'obligation des onze vaccins entrerait ensuite en vigueur début 2018, ce qui laissera le temps aux laboratoires fabricants d'assurer leur disponibilité, a ajouté Agnès Buzyn. Le Premier ministre Edouard Philippe avait annoncé mardi lors de son discours de politique générale que de nouveaux vaccins infantiles deviendraient obligatoires l'an prochain, dans un contexte de défiance grandissante envers la vaccination. "Tous les vaccins obligatoires seront pris en charge à 100%: 65% de leur prix est remboursé par l'Assurance maladie, 35% par les assurances complémentaires qui offrent un 'contrat responsable'", a précisé le ministère. "Le surcoût pour l'assurance maladie de l'extension vaccinale est estimé entre 10 et 20 millions d'euros", a détaillé la ministre. Aujourd'hui seuls trois vaccins infantiles sont obligatoires en France: contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Huit autres sont seulement recommandés: coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C. Les professionnels de santé devront se vacciner davantage La ministre de la Santé veut aussi que les professionnels de santé se vaccinent davantage contre la grippe, et souhaite passer pour cela par la "concertation" sans exclure une "obligation" si cette méthode échouait, a-t-elle annoncé mercredi. "Il faut que les professionnels de santé soient les premiers à montrer l'exemple. J'en discute avec les Ordres pour la vaccination grippale", en particulier pour "ceux qui sont en contact avec des personnes vulnérables", a-t-elle expliqué. La ministre entend procéder par une "contractualisation" avec les différentes professions concernées (médecins, infirmiers, aides-soignants, etc.). Mais "si nous n'y arrivons pas, nous étendrons peut-être un jour" l'obligation, "après concertation", a-t-elle ajouté. Lors de l'épidémie de grippe de l'hiver 2016-2017, le faible taux de vaccination contre la grippe du personnel soignant, en particulier dans les services d'urgence et dans certaines maisons de retraite, avait été pointé du doigt, en raison du risque qu'ils transmettent le virus de la grippe à des personnes âgées ou gravement malades, plus susceptibles de développer une forme grave de la maladie voire d'en mourir.