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  • 3 Mio de $ pour le sniper de Daech

    Ancien colonel du Tadjikistan, Goulmourod Khalimov a suvi des stages d'entraînement aux Etats-Unis entre 2003 et 2014. Il a fait depuis allégeance à Daech, dont il est devenu un dirigeant clé. Formé et désormais recherché par les Etats-Unis. Washington a promis mardi trois millions de dollars de récompense pour toute information qui mènerait à la capture d'un ancien gradé tadjik, qui a fait défection et a rejoint les rangs du groupe Etat islamique (EI). Goulmourod Khalimov, 41 ans, est un ancien colonel des unités de la police spéciale du ministère de l'Intérieur au Tadjikistan. Sniper confirmé, il a suivi entre 2003 et 2014 cinq stages d'entraînement aux Etats-Unis et au Tadjikistan, financés par le programme antiterroriste du département d'Etat, selon des responsables américains. Problème: il a prêté allégeance au groupe Etat islamique l'an dernier et est apparu en mai 2015 dans une vidéo diffusée sur internet, brandissant un fusil de sniper et promettant de mener le "djihad" en Russie, au Tadjikistan et aux Etats-Unis. La provenance de cette vidéo n'est pas établie formellement mais elle pourrait avoir été tournée dans l'est de la Syrie. Washington avait classé Khalimov comme "terroriste international" en septembre 2015. Les autorités américaines ont offert 3 millions de dollars de récompense mardi dans le cadre du programme "Rewards for Justice" ("récompenses pour la justice"). Le département d'Etat a décrit le djihadiste comme un "dirigeant clé" du groupe EI et comme un recruteur pour l'organisation extrémiste.

  • Ces soldats abandonnés en Irak

    «On n'abandonne jamais un gars sur le terrain.» Cette phrase Fernando Torres et Stuart Redus l'ont entendue comme un mantra tout au long de leur carrière de soldats de l'armée américaine. Laisser quelqu'un derrière soi lors d'une attaque est une atteinte à l'honneur de militaire. «Ils te disent de ne jamais laisser un homme en arrière, vivant ou mort, explique Torres. Tu le vois dans les films et tu commences à y croire. Mais comment ces hommes ont pu nous faire une chose pareille?» C'est pourtant bien ce qui est arrivé en avril 2004 en Irak à Torres et Redus. À la suite d'une tragique embuscade, ils ont purement et simplement été abandonnés. La magazine Rolling Stone raconte leur folle épopée pour survivre. C'est lorsqu'ils ont entendu comme un bruit de goutte sur la toiture de leur vieux camion que Torres et Redus ont compris que quelque chose n'allait pas. Les détonations et les explosions s'intensifiant, les deux équipiers ont découvert que leur convoi de trente-trois véhicules était victime d'une embuscade dans le centre-ville d'Al Amara. Les deux soldats inexpérimentés vivent alors leur baptême du feu et ripostent du mieux qu'ils le peuvent contre leurs agresseurs. Ils finissent par s'extraire de leur véhicule et se réfugient dans une prison attenante où commence un siège interminable contre les auteurs de l'embuscade. Ils réalisent qu'ils sont munis uniquement de leurs armes, sans radio, GPS ou grenades. De plus, aucun d'entre eux n'a d'eau et la chaleur est physiquement insupportable. «En y réfléchissant, c'était une des pires choses qui nous soit arrivée, explique Redus à Rolling Stones. Il est facile d'oublier de prendre de l'eau et atroce de ne pas en avoir.» Tandis que les deux équipiers tentent de se défendre contre leurs redoutables assaillants, les rescapés du convoi prennent la poudre d'escampette et font le bilan de l'attaque. Lorsqu'ils se rendent compte que Redus et Torres manquent à l'appel, les commandants considèrent que la situation sur le terrain est trop périlleuse et, après quelques tergiversations, ils prennent la décision de ne pas retourner les chercher. Livrés à eux même et progressivement à court de munitions, Redus et Torres réalisent que personne ne viendra à leur secours. Ils attendent la tombée de la nuit pour s'enfuir du guet-apens. La suite est tout aussi épique que terrifiante: en sautant de plusieurs mètres pour s'enfuir des hauteurs de la prison où ils se tenaient cachés, Torres est blessé et demande à Redus de l'abandonner. «Je lui disais: “mec, ne te fous pas de moi”, explique Redus. Je ne vais pas laisser ton cul posé ici –tu vas venir avec moi. Après toute la merde qu'on vient de traverser.» Redus prend Torres par les épaules et le soutient tant bien que mal. Les deux hommes parviennent à atteindre une route où ils prennent en otage des civils en voiture. Arrêtés à un barrage de la police irakienne, les deux hommes sont finalement sauvés par les troupes britanniques. De retour aux États-Unis, ils doivent faire face à la loi du silence de leur hiérarchie et, bien que promus à de nouveaux grades militaires, nul n'évoquera leur abandon. Redus, qui a souffert de symptômes post-traumatiques à son retour d'Irak et qui rêvait autrefois d'intégrer les forces spéciales témoigne: «Faites attention à ce que vous souhaitez, il n'y a rien de bon à la guerre.»