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  • France: labyrinthe aux aides sociales

    Vous vous demandez peut-être parfois pourquoi notre pays s'est enlisé dans un tel dédale d'aides sociales et d'impôts. Eh bien, ça tombe bien : parce que j'ai trouvé il y a peu le fil d'Ariane de ce dédale absurde. Il y a quelques jours en effet, la direction de mon entreprise m'a expédié à Barcelone pour participer à un séminaire. La plupart des interventions ne cassaient pas des briques, mais un intervenant cependant a expliqué comment la répartition de la richesse se faisait en fonction du niveau de développement du pays. Je vais essayer de résumer son propos. Dans les sociétés caractérisées par une extrême pauvreté, l’inégalité s'avère plutôt faible. Tous les habitants se trouvant globalement dans le même état de précarité, les écarts de revenus s'avèrent, c'est mathématique, plus réduits. C'est lorsque cette société commence à s'enrichir que l’inégalité se creuse. Pendant cette période décisive, la réussite dépend fortement de la capacité à avoir un maximum de liens avec l'élite. Comme ces facteurs varient évidemment d'une personne à l'autre, l'enrichissement au sein de la société est également distribué de façon très inégale. La richesse dans son ensemble augmente à toute vitesse mais chacun ne profite pas de cette manne au même titre. Quand la société atteint un certain niveau de revenus, une meilleure répartition devient indispensable. C’est généralement le moment où le citoyen lambda, au moyen des urnes, fait comprendre que la répartition est un sujet primordial de son point de vue, ce qui conduit à en faire de plus en plus une priorité du gouvernement. Les pays occidentaux sont par exemple dans cette période de forte répartition. Alors certes, cette diminution des inégalités est incontestablement respectable, parce qu'elle donne naissance à une société plus stable. Mais ce choix de l'égalité a un impact considérable sur l'économie. Impôts et subventions qui sont à la base de ce système de redistribution diminuent d'autant le potentiel de nos sociétés à engendrer de la richesse. L'intervenant de ce séminaire à Barcelone concluait que c'était peut-être là la prochaine évolution majeure de nos sociétés occidentales : un modèle qui soit un parfait équilibre entre socialisme et libéralisme. Car une société ne peut en toute logique redistribuer des richesses qui si elle les a créées d'abord. Suivez le lien pour les coordonnées de l’organisateur et vous inscrire à la prochaine manifestation.

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  • Les exécutions de l'Etat Islamique

    Le groupe extrémiste sunnite État islamique (EI) a exécuté dans l'ouest de l'Irak 70 membres d'une tribu sunnite alliée au gouvernement, a-t-on appris mercredi auprès d'un chef tribal et de l'ONU. Les victimes, membres de la tribu Albou Nimr, ont été exécutées dans la zone de Tharthar au nord de Ramadi, chef-lieu de la province d'Al-Anbar, a déclaré à l'AFP le chef tribal Naïm Gaoud. «Les personnes exécutées étaient les pères, les frères de membres de la police, de l'armée (...) et de combattants tribaux luttant contre Daech (acronyme arabe de l'EI)», a-t-il dit. «Daech les a exécutées par balle», a-t-il précisé. Hatem al-Gaoud, un autre membre de cette tribu joint par l'AFP, a affirmé pour sa part que les djihadistes de l'EI avaient rassemblé des dizaines de membres de cette tribu et leur avaient tiré une balle dans la tête dans la région de Tharthar. Il n'était toutefois pas en mesure de préciser où l'EI avait transporté les corps. «Je ne sais pas ce que l'EI a fait des corps, il les a probablement enterrés dans un charnier près du lieu de l'exécution», a-t-il dit. La mission de l'ONU en Irak a dit être en mesure de confirmer ces exécutions de masse. «Ce n'est pas la première attaque contre les Albou Nimr depuis qu'ils se sont activement opposés à l'EI», a-t-elle confirmé dans un courriel à l'AFP. Le secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères Tobias Ellwood a dit dans communiqué être «vivement inquiet et choqué» par ces informations. «Nous étions clairs, battre l'EI prendra du temps et nécessitera de la patience mais c'est un combat que nous devons remporter. Ils (les djihadistes de l'EI) commettent des atrocités au nom de l'islam et ont encore une fois exécuté des sunnites qu'ils affirment défendre», a dit le responsable britannique. Les forces de sécurité irakiennes, soutenues par les frappes aériennes de la coalition antidjihadiste internationale conduite par les États-Unis, ont lancé dimanche une vaste opération à l'ouest de Ramadi se rapprochant un peu plus du chef-lieu de la province d'Al-Anbar pris en mai par les djihadistes. Les tribus sunnites en Irak étaient profondément divisées face à l'EI qui s'était efforcé de les séduire ou de les soumettre en maniant la carotte et le bâton, selon des analystes.

  • Un peu de méthode

    Dans toute science réelle, les conceptions relatives à la méthode proprement dite sont, par leur nature, essentiellement inséparables de celles qui se rapportent directement à la doctrine elle-même, comme je l'ai établi, en principe général, dès le début de ce Traité. Isolément d'aucune application effective, les plus justes notions sur la méthode se réduisent toujours nécessairement à quelques généralités incontestables mais très vagues, profondément insuffisantes pour diriger avec un vrai succès les diverses recherches de notre intelligence, parce qu'elles ne caractérisent point les modifications fondamentales que ces préceptes trop uniformes doivent éprouver à l'égard de chaque sujet considéré. Plus les phénomènes deviennent complexes et spéciaux, moins il est possible de séparer utilement la méthode d'avec la doctrine, puisque ces modifications acquièrent alors une intensité plus prononcée et une plus grande importance. Si donc nous avons dû jusqu'ici, à l'égard même des phénomènes les moins compliqués, soigneusement écarter cette vaine et stérile séparation préliminaire, nous ne saurions, sans doute, procéder autrement quand la complication supérieure du sujet, et en outre, son défaut actuel de positivité, nous en font évidemment une loi encore plus expresse. C'est surtout dans l'étude des phénomènes sociaux que la vraie notion fondamentale de la méthode ne peut effectivement résulter aujourd'hui que d'une première conception rationnelle de l'ensemble de la science, en sorte que les mêmes principes paraissent s'y rapporter alternativement ou à la méthode ou à la doctrine, suivant l'aspect sous lequel on les y considère. Une telle obligation philosophique doit éminemment augmenter les difficultés capitales que présente spontanément la première ébauche d'une science quelconque, et spécialement de celle-ci, où tout doit être ainsi simultanément créé. Toutefois, la suite de ce volume rendra, j'espère, incontestable la possibilité de satisfaire pleinement, de la manière la plus naturelle, à cette double condition intellectuelle, comme on a pu le pressentir jusqu'ici en reconnaissant, par un usage déjà très varié, que ma théorie fondamentale sur la marche générale et nécessaire de l'esprit humain manifeste successivement, avec une égale aptitude, le caractère scientifique et le caractère logique, selon les divers besoins des applications.