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Mes plans sur la comète

  • Glisse à Chamrousse

    L'hiver dernier, j'ai parlé avec quelqu'un qui était un addict des jeux vidéo, tout comme moi. Ca s'est passé durant une excursion en motoneige à Chamrousse, et avec le récent E3, j'ai ressassé certaines de ses déclarations d'alors. C'est que bien que nous soyions tous deux joueurs, nous n'appréciions pas vraiment les choses de la même façon. Lui passait beaucoup de temps à jouer mais refusait aux jeux vidéo leur potentiel d'oeuvre d'art : d'après lui, ce n'était qu'un simple plaisir, de même qu'un jeu télévisé. Néanmoins, je ne partage pas du tout cette vue ! D'après moi, le jeu vidéo est avant tout un médium, de même que le papier pour un dessinateur. Chacun l'emploie donc à l'aune de sa virtuosité. Certains gribouillent, tandis que d'autres composent des oeuvres d'art. A mon sens, un jeu comme Tales of symphonia fait partie des oeuvres artistiques. Bien évidemment, c'est une forme d'art qui a certaines particularités : le spectateur y est particulièrement actif. Et comme pour la littérature, il y a pas mal d'auteurs qui produisent des choses moyennes. Mais à l'inverse, certains jeux restent à jamais dans les esprits. Pensez donc à Ico, qui a frappé l'esprit de chaque personne qui s'y est essayée... Personnellement, il y a un jeu qui me fait saliver et qui a été présenté à l'E3 : Days Gone. Très ambitieuse, cette nouvelle licence placera le joueur dans la peau d’un motard évoluant dans un univers post-apocalyptique à la Mad Max. Un univers peuplé de type pas très respectueux de la loi, de la morale et des standards de base en matière d’hygiène. Le gameplay semble très travaillé et la démo passée sur scène enchaînait les phases d’action et d’infiltration, le tout dans des environnements profondément glauques. A l'évidence, ce jeu-là sera une vraie pépite ! Au passage, si vous aimez les sports mécaniques, je vous invite à tester la virée en motoneige à Chamrousse ! J'ai adoré les sensations. Voilà le site de l'organisateur, si le coeur vous en dit ! Plus d'information sur ce de randonnée en motoneige à Chamrousse en allant sur le site web de l'organisateur.

  • La souveraineté industrielle

    Les traces laissées par une campagne électorale, ça compte. Dans sa plaquette-programme, Emmanuel Macron n’abordait l’industrie que sous l’angle européen. “Nous construirons une Europe qui protège nos industries stratégiques”, lisait-on. Depuis son arrivée à l’Élysée, le président de la République poursuit avec constance sur cette lancée. Il plaide auprès de nos partenaires en faveur d’une “souveraineté européenne” censée abriter l’éclosion de grands groupes industriels aux fins de concurrencer leurs homologues chinois ou américains. Mais à Bruxelles, lors du Conseil européen du 20?octobre, Berlin “et les autres” ont commencé, en douceur, à canaliser le volontarisme de Paris. Certes, la légendaire inertie européenne n’est pas pour intimider Emmanuel Macron. Il a pourtant devant sa route des obstacles objectifs. La chancelière Angela Merkel est empêtrée dans de longues tractations pour bâtir un contrat de coalition où la souveraineté purement européenne tiendra peu de place. Madrid a pour seul agenda de trouver une solution à la question catalane. Rome pense déjà aux prochaines élections. Londres est ailleurs. Aux confins de l’Union, Autriche, République tchèque, Hongrie, Pologne… refusent par avance toute extension du domaine communautaire et récusent le déblocage à la “Macron” d’une Europe à plusieurs vitesses. “Ce nouveau terreau ne sera labourable pour la France qu’à la condition expresse qu’elle mette en place sa propre stratégie de redressement industriel. Il faut d’urgence combler cet “oubli” de l’élection présidentielle” Comment dans ces conditions croire à la possibilité d’une dynamique porteuse pour des champions européens?? Paris ne se décourage pas et entend lever les freins en dupliquant le modèle Airbus. C’est largement un abus de langage. Ce qui ne veut pas dire que tout soit perdu. Il y a du changement dans l’air. À Bruxelles, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, pousse les feux d’une révolution copernicienne sur la concurrence et la défense des frontières commerciales. Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, confirme?: “Il s’est passé quelque chose le 13?septembre, le jour du discours de Jean-Claude Juncker devant le Parlement. Il s’est déclaré en faveur d’une sorte de réindustrialisation de l’Europe”. Attention, ce nouveau terreau ne sera labourable pour la France qu’à la condition expresse qu’elle mette en place sa propre stratégie de redressement industriel. Il faut d’urgence combler cet “oubli” de l’élection présidentielle. De récents soubresauts dans de grands groupes ont jeté une lumière crue sur la fragilité de nombre de fleurons tricolores. Le plus emblématique aura concerné Alstom. Ce seul nom évoque l’agonie sans fin de la lointaine CGE (Compagnie générale d’électricité), conglomérat sans capital qui a pour descendant les locomotives Alstom. Que s’est-il passé?? Le gouvernement a laissé Alstom fusionner avec l’allemand Siemens tout en sortant du capital. L’accord ouvre d’ici quelques années la porte à la prise de contrôle effective par Siemens. Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’Industrie, a ce jugement?: “on nous vante la prétendue souveraineté européenne, mais personne ne garantit que les dirigeants de Siemens préféreront les intérêts européens à ceux du reste du monde. À la fin, c’est toujours le propriétaire du capital qui décide”. Bercy s’est défendu de deux façons. Premier argument?: l’État gardera un moyen de contrôle bien plus important par les commandes publiques que par la conservation de 10 ou 20?% du capital. Second argument?: ce sont les prémices d’un Airbus du ferroviaire. Las, comparaison n’est pas raison. À l’origine, le modèle Airbus est né d’une décision stratégique de chefs d’entreprise sur la base d’une fusion entre égaux. Le pouvoir est totalement partagé. Rien à voir avec les opérations actuelles. Aujourd’hui, c’est un Alstom sans solide carnet de commandes et sans trésorerie qui avait besoin d’un partenaire protecteur. “À l’origine, le modèle Airbus est né d’une décision stratégique de chefs d’entreprise sur la base d’une fusion entre égaux. Le pouvoir est totalement partagé. Rien à voir avec les opérations actuelles” Ces effets de manche cachent mal le sempiternel débat franco-français entre partisans de l’interventionnisme étatique à la Chevènement et adeptes à la Macron de champions économiques à l’abri d’une Union garantissant l’équilibre des forces dans la compétition avec Pékin et Washington. Ce match est décliné à l’envi dans de multiples domaines. En voici un recensement. Le “mythe” Airbus est servi à toutes les sauces?! Il a resurgi à l’occasion de la reprise des chantiers navals STX France (ex-Chantiers de l’Atlantique, ex-propriété de la CGE) par l’italien Fincantieri – sous la contrainte de quelques clauses. C’est dans ce cadre qu’est envisagé une alliance entre le tricolore Naval Group (ex-DCNS, constructeur naval militaire) et Fincantieri pour créer un “champion mondial dans le naval”, autrement dit un ci-devant “Airbus des mers”. À ce stade, il ne s’agirait que “de projets conjoints portés par des acteurs industriels”. Précision apportée par Emmanuel Macron en personne en marge du 34e sommet franco-italien?!

  • Dans les airs comme dans un manège

    Un avion de chasse n'est pas un manège, comme j'ai récemment pu m'en apercevoir. Le week-end dernier, j'ai en effet réalisé un vol en avion de chasse. Un vol que je rêvais de faire depuis pas mal de temps, mais qui s'est avéré encore plus dément, plus extrême et plus prodigieux que tout ce que j'avais pensé ! J'avais beau avoir lu beaucoup de choses sur le sujet, je crois que rien n'aurait pu me préparer à ça. En fait, c'est peut-être même à force de consulter des articles sur les vols en avion de chasse que j'ai fini, inconsciemment, par banaliser la chose, à croire qu'il s'agissait en fait d'un simple tour de Space Mountain. Mais au final, je peux vous assurer ceci : autant comparer un mal de tête à une rupture d'anévrisme. Parce qu'à ma connaissance, aucun manège ne fait que le corps pèse 375 kg lors des changements de trajectoire, et aucun ne vous donne l'impression de flotter en apesanteur à certains moments ! Aucun grand huit au monde n'est assez violent pour provoquer le voile noir ! Alors que dans un avion de chasse, le risque est présent tout du long. C'est pourquoi on demande au participant de se raidir au maximum lors des figures : pour empêcher que son cerveau ne soit plus assez irrigué. Et vous savez quoi ? Si un tel manège existait, je ne suis pas convaincu qu'ils seraient nombreux à vouloir l'essayer. Je crois qu'il faut « ne pas avoir toutes ses frites dans le même paquet » (comme dirait un de mes collègues belges) pour aimer ça. Mais comme c'est justement mon cas, j'ai adoré. Pendant ce vol hors norme, j'ai découvert les sensations que procurent loopings, déclenchés, huit cubains... A certains moments, j'avais un peu la sensation d'être la poire de Mike Tyson tellement c'était violent. Et pourtant, je n'aurais échangé ma place pour rien au monde. Quand je vous disais que mes frites étaient dispersées ! Vers la fin pourtant, mon déjeuner a décidé de ressortir par où il était entré. J'ai conscience que ce n'est pas très glamour d'aborder ce genre de désagréments, mais je préfère le dire pour ceux qui seraient séduits par un tel vol : quand j'ai retrouvé la terre ferme, je me sentais clairement patraque. C'est vraiment une aventure qui ne conviendra pas à tout le monde. Et on comprend vite une fois là-haut pourquoi il faut un certificat médical pour réaliser ce vol ! Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de cette activité de baptême de l'air en avion de chasse à Reims.